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mercredi 11 avril 2007

Le phénomène twitter : faut-il lui clouer le bec ?

twitter Alors, ça twitt ? Le phénomène twitter aura pris toute son importance en ce début d'année 2007, et il n'a pas fini de faire parler de lui. Le magazine Business Week y consacrait un article la semaine dernière (disponible en version FR dans l'edition du Point-Business Week ou en ligne directement ici).

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les opinions sont particulièrement tranchées : ce qui adorent sont de plus en plus nombreux, à en croire à la fréquentation du site twitter.com et le nombre de billets sur le sujet (un de plus, en quelque sorte !), alors que les anti-twitter ne cessent d'élever la voix pour persuader chacun d'entre nous de toute la vacuité de ce service, voire même de ses utilisateurs !

Twitter, c'est quoi ?
twitter ("gazouiller" en anglais, d'ou mon subtil jeu de mot dans le titre ...), c'est un service qui permet de poster sur le site des messages courts que l'on peut envoyer depuis son téléphone portable via SMS, ou depuis l'interface du site. Le but du jeu est de décrire rapidement ce que l'on est en train de faire. Les messages sont accessibles de manière public, ou seulement pour son groupe d'amis. Les messages peuvent également être récupérés sur son ordinateur, grace à Twitteriffic pour Mac, par exemple.

La fausse bonne idée ?
Le service est donc d'une simplicité exemplaire et répond à un besoin spécifique simple : permettre aux autres de savoir ce que l'on fait. Et c'est bien là tout le problème ! "suis de retour chez moi", "je mange de la viande", "j'essaie de twitter depuis Quicksilver" sont quelques exemples de twitts que l'on trouve sur site au moment ou j'ecris ces lignes : quel intérêt ? qui cela interesse-t-il ?
On se retrouve un peu au tout début des GSM, ou les gens appelaient pour tout est n'importe quoi "Bon, bah, je sors du travail ; j'arrive dans 40 min" ; "Allo, oui je suis sorti de l'autoroute" ; "oui c'est moi, je sors de la voiture". Bref, une surcommunication sans valeur ajoutée.

Twitter, entre le blog et la messagerie instantanée, cumule en effet les inconvénients de ces 2 services : nombrilisme poussé à l'extrème et portée reduite - voire réductrice - du message (limité à 140 caractères). Et en plus, pour peu que l'on ait des acharnés du twitt comme amis, et c'est l'interruption quasi-continue, au-delà du mail ou de la messagerie instantanée ...

Pour finir sur les reproches enfin, on notera enfin qu'en utilisant ce service, a l'instar d'un Second Life, c'est autant de temps de perdu à ne pas vivre pleinement sa vraie vie !

Twitter, à consommer avec modération donc.

Pour appronfir le sujet :

jeudi 22 février 2007

Google sort une version payante de ses applications

Google apps

Alors qu'on parlait ici et là d'une version premium pour le grand public de Gmail, Google vient d'annoncer qu'il allait proposer aux entreprise l'ensemble de ses applications Google Apps en version payante :

  • GMail à 10Go
  • GTalk
  • Google Spreadsheets
  • Google Docs
  • Google Calendar
  • la possibilité de masquer la publicité contextuelle
  • l'intégration possible d'autres services propres
  • un uptime garanti de 99,9%

Les entreprises bénéficieront d'une assistance telephonique 24/7, d'une garantie de service pour le mail, le tout pour un prix très raisonnable, $50/an/compte (à comparer aux $500 pour une licence Office Pro).

Principal défaut, il n'y a pas encore d'outil de présentation dans l'offre, c'est à dire un équivalent à Powerpoint. Cependant, bons nombres de rumeurs annoncent la sortie prochaine d'un tel outil. A suivre donc ...

Cette annonce fait suite à l'ouverture en accès public à Gmail, qui était jusque là (on avait tendance à l'avoir oublié) en accès privé sur invitation.

Sans tomber dans la paranoïa et le syndrome "Big Brother", en tant qu'entreprise, peut-on confier a Google la gestion de l'ensemble de ses documents, quel que soit leur confidentialite ?

Un pas de plus donc dans la virtualisation du bureau, avec d'un coté Microsoft, qui tente de mettre en ligne ses logiciels de la gamme Office avec Live Office, et Google, qui développe son offre pour répondre aux éxigences et aux standards des entreprises.

EDIT : apparemment, le service aurait déjà attiré plus de 150 000 entreprises en quelques jours.